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	<title>Le choix de la responsabilité</title>
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		<title>Objectivité et inter-subjectivité de l&#8217;information financière</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 12:11:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierresartondujonchay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les analogies entre la science physique et la finance sont fortes et évidentes ; le modèle de Black et Scholes de valorisation des primes d&#8217;option est tiré de la physique des fluides. La physique apporte à la finance des outils conceptuels pertinents. La raison fondamentale en est que la finalité de la finance est de produire des anticipations objectives des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les analogies entre la science physique et la finance sont fortes et évidentes ; le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Black%E2%80%93Scholes">modèle de Black et Scholes</a> de valorisation des primes d&#8217;option est tiré de la physique des fluides. La physique apporte à la finance des outils conceptuels pertinents. La raison fondamentale en est que la finalité de la finance est de produire des anticipations objectives des réalités physiques du futur. L&#8217;objectivité financière est donc une inter-subjectivité plus pure que l&#8217;objectivité des sciences dures confrontées à l&#8217;extériorité sensible du sujet qui théorise.</p>
<p>Le risque des sciences dures est que les concepts renvoient à des réalités non exactement identiques pour tout sujet, notamment  les différents acteurs de théorisation d&#8217;un même phénomène. Le risque est encore plus purement subjectif en finance puisque la réalité sous-jacente à l&#8217;objet n&#8217;est pas physiquement probable s&#8217;agissant d&#8217;une anticipation du futur. La spéculation financière a ceci de plus sur la spéculation scientifique qu&#8217;il n&#8217;est pas possible de lui opposer un principe de réalité &laquo;&nbsp;objective&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La seule règle de vérité d&#8217;une activité financière est une convention d’inter-subjectivité dont la preuve d&#8217;application est toujours discutable. Le risque de crédit concerne en finance les objets et les sujets alors qu&#8217;il ne concerne que les sujets dans les sciences dures. Toutes les dérives de la finance ainsi que l&#8217;inefficience des réglementations financières et de la régulation vient de la mystification opérée par le scientisme politique entre l&#8217;objectivité et l&#8217;inter-subjectivité. Les responsables politiques, les dirigeants d&#8217;entreprise, les spéculateurs et les experts cachent la subjectivité des règles qu&#8217;ils appliquent derrière une fausse objectivité scientifique.</p>
<p>La seule manière efficace de mesurer et maîtriser ses risques économiques et stratégiques est d&#8217;assumer l&#8217;inter-subjectivité du risque financier. C&#8217;est la raison d&#8217;être de la gouvernance d&#8217;entreprise qui n&#8217;est en aucun cas une science des procédures mais une discussion quotidienne à tous les étages de la production des représentations et des mesures du prix des opérations effectuées et planifiées. A la différence des sciences dures, en finance, l&#8217;objectif n&#8217;est pas donné mais discuté, représenté et finalement adopté dans le doute persistant qu&#8217;il soit compris identiquement par l&#8217;ensemble des acteurs.</p>
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		<title>Analyse critique de la monnaie et du crédit</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 14:36:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierresartondujonchay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plan logique de restauration des monnaies par le crédit Phénoménologie financière et monétaire de la crise • Politique de liquidité des banques centrales • Émission monétaire centrale sur le crédit non régulé • Liquidité artificielle des actifs financiers • Monétisation centrale des dettes publiques • Destruction de la solvabilité publique dans le crédit nominal • Rachat monétaire public des pertes ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Plan logique de restauration des monnaies par le crédit</h2>
<h3>Phénoménologie financière et monétaire de la crise</h3>
<p>• Politique de liquidité des banques centrales<br />
• Émission monétaire centrale sur le crédit non régulé<br />
• Liquidité artificielle des actifs financiers<br />
• Monétisation centrale des dettes publiques<br />
• Destruction de la solvabilité publique dans le crédit nominal<br />
• Rachat monétaire public des pertes de crédit bancaire<br />
• Sous-capitalisation endémique des banques<br />
• Distorsion entre prix de marché et valeur réglementaire des fonds propres bancaires<br />
• Accumulation financière d&#8217;actifs toxiques par les dérivés de crédit<br />
• Monopole financier sur les prix et les règles du prix<br />
• Utilisation spéculative de la libre circulation internationale du capital<br />
• Neutralisation du droit par la convertibilité privée des monnaies<br />
• Falsification du secret bancaire dans les paradis fiscaux et la banque de l&#8217;ombre<br />
• Asservissement des États à la compétition financière internationale<br />
• Guerre civile financière  mondiale</p>
<h3>Modèle de transformation de la réalité en crédit puis en monnaie</h3>
<p>• Fonctions politiques d&#8217;échange monétaire<br />
• Contractualisation des prix par la monnaie<br />
• Représentation intelligible de la valeur subjective par la monnaie<br />
• Transport en monnaie du crédit interpersonnel spatio-temporel<br />
• Comptabilité du réel humain par la monnaie<br />
• Choix religieux, politique et réel de la valeur par la monnaie<br />
• Matérialisation du crédit par la monnaie<br />
• Transformation de la monnaie épargnée par le crédit financier<br />
• Conditions légales publiques institutionnelles du crédit<br />
• Définition du capital par l&#8217;économie possible du futur humain<br />
• Définition du capital comme loi de propriété du prix des choses<br />
• Extraction du crédit dans le capital<br />
• Extraction de la monnaie entre le capital et le crédit<br />
• Marché, lieu de négociation générale de l&#8217;équilibre des prix<br />
• Génération du crédit par la marché<br />
• Transformation marchande des prix en monnaie</p>
<h3>Système de compensation monétaire de la réalité par le crédit</h3>
<p>• Divergences de la réalité monétaire avec son modèle moral<br />
• Inexistence d&#8217;un marché international régi par une loi humaine<br />
• Conséquences du totalitarisme financier du dollar<br />
• Déconnexion du crédit international du marché véritable<br />
• Insolvabilité systémique des États et des banques<br />
• Économie illisible des parités de change internationales<br />
• Asymétrie internationale statutaire des obligations de crédit<br />
• Liquidité nominale irréelle du non-système financier mondial<br />
• Symétriser les échanges économiques par la re-mondialisation financière<br />
• Compensation en réalité, droit et risque des échanges humains<br />
• Généralisation possible des actuelles compensations locales<br />
• Compensation du droit, du crédit et de la monnaie par la démocratie<br />
• Expérimentation développement de la compensation par l&#8217;Union Européenne<br />
• L&#8217;euro monnaie de compensation de monnaies nationales inconvertibles<br />
• Garantie réciproque en euro des dettes publiques par l&#8217;épargne financière<br />
• Cotation financière européenne ouverte du crédit public<br />
• Convertibilité en euro de la solvabilité des nations européennes<br />
• Budget confédéral de solidarité inter-européenne<br />
• Consolidation européenne du crédit par la compensation en euro<br />
• Définition de l&#8217;euro par la compensation européenne des parités nationales de change<br />
• Émission de l&#8217;euro par la compensation centrale des échanges financiers<br />
• La BCE gérante de la stabilité des monnaies</p>
<h3>Restauration de la finance sur l&#8217;économie humaine du droit</h3>
<p>• Instauration de l&#8217;étalon international de crédit par l&#8217;euro<br />
• Application mondiale du droit européen du crédit universel<br />
• Garantie monétaire universelle des droits sur la réalité démocratique européenne<br />
• Garantie de l&#8217;indépendance financière publique par l&#8217;épargne mondialisée<br />
• Régulation internationale des banques par la compensation transparente<br />
• Concurrence financière de la plus-value sur la croissance réelle<br />
• Remplacement du dollar par l&#8217;euro dans les règlements internationaux<br />
• Restauration de la souveraineté des États-Unis sur le dollar<br />
• Réalisation économique de l&#8217;Organisation des Nations Unies<br />
• Garantie mondiale des réserves de change par la compensation en euro<br />
• Dévaluation en euro de la monnaie des pays surendettés<br />
• Adossement des crédits aux investissements internationaux réels<br />
• Indexation des monnaies sur l&#8217;équilibre mondial de l&#8217;offre et de la demande de travail<br />
• Redéfinition de la monnaie comme prix humain du travail<br />
• Revalorisation du travail par le plein emploi de l&#8217;offre de biens et services<br />
• Restauration du droit du travail par la demande de biens et services</p>
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		<title>Entreprendre par la compensation</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 12:41:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La crise financière généralisée exprime un bouleversement radical de nos représentations de la réalité économique. Les modèles financiers d’anticipation des prix de production et de vente ont perdu leur fiabilité alors que les systèmes informatiques en réseau intègrent en temps réel d’énormes quantités d’informations. La rupture est manifeste dans la crise entre l’information numérisée et la perception humaine du réel. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=27232">crise financière généralisée exprime un bouleversement radical de nos représentations</a> de la réalité économique. Les modèles financiers d’anticipation des prix de production et de vente ont perdu leur fiabilité alors que les systèmes informatiques en réseau intègrent en temps réel d’énormes quantités d’informations. La rupture est manifeste dans la crise entre l’information numérisée et la perception humaine du réel.</p>
<p>Les systèmes d’information politique et financière produisent des représentations dont personne ne sait plus vraiment répondre. Saturés de consignes, les <a href="../2011/10/12/le-verbe-humain-cree-la-realite/">hommes ont cesser de vouloir, de décider et de transformer le réel</a>. Le risque a changé de nature. Les événements imprévisibles mais probables sont intégrés dans les calculs économiques. Mais les acteurs de la transformation économique ne sont plus sûrs de ce qu’ils fabriquent ensemble.</p>
<p>La disparition d’une négociation réelle des responsabilités de production provoque <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=29139">la perte du capital</a> humain. La machine remplace l’homme dans son activité mécanique mais pas dans sa capacité à choisir et connaître ses relations. Il appartient exclusivement à l’intelligence humaine d’identifier une demande pour concevoir et anticiper une offre. Les processus de production véritables se construisent par des chaines de garanties humaines. La <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=29528">somme des garanties est la probabilité de transformation des offres en réalité</a>.</p>
<p>Les technologies de l’information permettent désormais d’argumenter en qualité et en prix toute les chaines de transformation de la demande finale. Mais il faut organiser une résolution permanente des écarts entre les actions individuelles subjectives, la représentation commune par le prix et la production réelle effective. <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=29528">La compensation interne des offres et des prix par les livraisons effectives produit une délibération entre les acteurs.</a> Les écarts possibles entre le promis et le réalisé sont intégralement répartis et assumés.</p>
<p>La compensation des processus à l’intérieur des systèmes d’information numérisée <a href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-la-revolution-de-la-morale-actualisation-de-marx-par-la-scolastique-87138721.html">rend à l’homme la représentation coordonnée de ses savoir-faire</a>. Mieux, elle restaure l’esprit d’entreprise dans des réseaux professionnels d’innovation et de solidarité au service d’une demande ré-humanisée.</p>
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		</item>
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		<title>Le verbe humain crée la réalité</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 08:32:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierresartondujonchay</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Compensation Risque Opération Prix Prime Engagement Morale Communauté]]></category>

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		<description><![CDATA[Une entreprise humaine se constitue dans le monde désormais numérisé par la rédaction d’un dictionnaire professionnel. Des gens de culture et de formation distinctes se retrouvent sur la possibilité d’un projet commun. Mais une communauté d&#8217;idée ne suffit pas à la représentation coordonnée du projet commun. Les opérations de réalisation ne sont pas toutes définies ni nécessairement coordonnées dans le ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une entreprise humaine se constitue dans le monde désormais numérisé par la rédaction d’un dictionnaire professionnel. <a href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-capital-credit-et-monnaie-dans-la-mondialisation-66233000.html">Des gens de culture et  de formation distinctes</a> se retrouvent sur la possibilité d’un projet  commun. Mais une communauté d&#8217;idée ne suffit pas à la représentation coordonnée du projet commun. Les opérations de réalisation ne sont pas toutes définies ni  nécessairement coordonnées dans le même objet à fabriquer.</p>
<p>Les gens réunis par un projet commun se  retrouvent sur <a href="http://rse.lemonde-apres.com/bdebray/2011/10/11/retour-vers-le-futur/">un même réseau social d’entreprise</a>. Mais pour produire, ils doivent  attribuer des prix aux mots, propositions et discours qui permettront de  définir les contributions individuelles et de transformer le projet commun. La transformation des mots personnels en réalisation d&#8217;une production collective par des prix anticipés obéit aux règles de la compensation.</p>
<p>Chacun met en vente les mots,  propositions et discours qu’il s’estime capable de transformer en  opération. Chaque opération proposée  est la réalisation partielle de ce que les acteurs croient être l’objectif  commun. Chacun achète les opérations sous les mots, propositions et  discours de ses collègues qu’il estime utile pour transformer ses  propres opérations. Chacun enfin vend l’assurance que ses propres  opérations apporte aux opérations que les autres vendent.</p>
<p>Vendre  une assurance professionnelle consiste à s’engager à produire ses  propres opérations si celui qu&#8217;on assure ne parvient pas à livrer à  ses propres clients au prix et à la date convenus. La contrepartie d’une  vente d’assurance est pour l’assuré un pourcentage du prix de ses  propres ventes d’opération. Ainsi la compensation des opérations de  production à l’intérieur d’un réseau d’entreprise crée-t-elle une  monnaie. La monnaie d&#8217;entreprise donne un prix à chaque opération jugée nécessaire à la  fabrication du produit commun.</p>
<p>La discussion organisée par un  objectif commun reprécisé au fil du temps est la rédaction d’un dictionnaire collectif.  La rédaction du dictionnaire collectif se réalise par le réseau social  informatisé. Chacun fait un effort de confiance en lui-même, dans ses  collègues et dans la possibilité d’une transformation collective d’un  objet commun. Chacun part de ce qu’il sait faire ou croit pouvoir faire  pour proposer la définition des opérations qu’il accomplira.</p>
<p>Si  chacun parvient à vendre ses opérations et à les assurer par un  équilibre général de prix ; si l’équilibre est garanti par les  commerciaux quant au volume minimal à un prix minimal de vente finale ;  et si l’équilibre est également garanti par tous les opérateurs support  quant à la possibilité de combler tout excès d’optimisme, alors une  entreprise collective est vraiment formée, dotée du capital suffisant  pour affronter toute incertitude de la réalité future.</p>
<p>L’engagement  personnel dans une vraie communauté professionnelle engage la  connaissance de soi par les autres. Le dictionnaire des mots mis en  commun a engendré la représentation collective des engagements  individuels. Les mots sont transformables en production concrète. Les  transformations sont quantifiées pour vérification collective d’une  production nette positive au fil du temps.</p>
<p>Les prix vendus des  opérations indiquent le prix de revient de la production pour la  collectivité après rémunération juste du travail personnel. L’ensemble  des primes d’assurance compensées calculent la plus-value d’entreprise  possible et le capital dont dispose la collectivité pour remplir ses  engagements vis-à-vis du client commun.</p>
<p>L’invention d’un langage  commun dans une entreprise transforme la réalité matérielle. Cette  transformation du réel par le verbe requiert la reconnaissance de  l’humain personnel et social au-dessus des limites du monde physique. Ce  n’est alors pas l’argent qui transforme les hommes mais bien les hommes  qui transforment la réalité par la quantification de leurs engagements  interpersonnels.</p>
<p><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=29528">Comment restaurer le capital dans la responsabilité financière personnelle</a> : application aux banques de la compensation opérationnelle des engagements humains</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le commerce des réprésentations</title>
		<link>http://www.consultants-lemonde-apres.com/pierresartondujonchay/2011/09/17/commercerepresentation/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 09:20:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans le basculement en cours de nos représentations de l&#8217;économie, de la politique et de l&#8217;entreprise, nos réflexions, discussions et décisions contiennent de nombreux angles morts. Nous avons trop d’acceptions pour les concepts que nous employons dans nos raisonnements. Qu’y a-t-il sous le capital ? Tout ce que nous n’aimons pas ; une efficacité ; une inefficacité ; une certaine ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le basculement en cours de nos représentations de l&#8217;économie, de la politique et de l&#8217;entreprise, nos réflexions, discussions et décisions contiennent de nombreux angles morts. Nous avons trop d’acceptions pour les concepts que nous  employons dans nos raisonnements.</p>
<p>Qu’y a-t-il sous le capital ? Tout ce que nous n’aimons  pas ; une efficacité ; une inefficacité ; une certaine justice ;  l’injustice ? Sur la monnaie, nous pouvons supposer qu&#8217;elle est le moyen de quantifier nos choix ; donc de les hiérarchiser pour rationaliser nos échanges. Mais nous admettons que tout quantifier n&#8217;est pas vivre ; et que la vérité de quelque chose ou de quelqu&#8217;un n&#8217;est pas exclusivement dans son prix.</p>
<p>La crise des États, des banques et des monnaies montrent que l’Occident a perdu la maîtrise  du sens de certains mots clé. Ainsi le capitalisme quitte l’Occident.  Les États-Unis et l’Europe ont le choix entre continuer un jeu où le  rôle du perdant leur est naturellement dévolu ; ou essayer d’inventer un  autre jeu. Cette alternative-même fait l’économie de la possibilité d&#8217;une vraie  nature du jeu humain : partager un même jeu par une règle du jeu  commune.</p>
<p>En accordant la propriété de la règle du jeu au capital et non à  la démocratie, le capitalisme joue à casser le jeu. En nous appropriant l&#8217;exclusivité de la rationalité du prix, nous spéculons sur la dignité de nos contreparties à jouer le même jeu que nous. Nous hiérarchisons l&#8217;humain.</p>
<p>Ce capitalisme-là est perdu pour l’Occident. Peut-être aussi pour le reste du  monde. L’enjeu serait donc la négociation équitable d’une nouvelle  règle du jeu ; sauf si le vrai jeu de la nature humaine est de se  détruire. Le concept de démondialisation affirme la possibilité de la règle du jeu  discutable qui ne soit pas imposée par une seule partie du monde. La  mondialisation que nous connaissons est le déguisement du totalitarisme  financier spéculatif. La démondialisation serait la discussion politique  mondiale des règles de l’échange international équitable.</p>
<p>L&#8217;entreprise est un monde. La mondialisation de l&#8217;entreprise a réduit les acteurs humains de l&#8217;entreprise par une représentation unique du résultat abstrait par la monnaie. La réalité est devenue l&#8217;angle mort du calcul économique. Pour redonner vie à l&#8217;entreprise, ne faut-il pas organiser le commerce de ses représentations ? Puisque chacun donne un sens particulier à ce qu&#8217;il fait dans ce qu&#8217;il dit, la production d&#8217;une réalité à un prix commun partageable ne commence-t-elle pas par une représentation collectivement vérifiée de ce que chacun fait pour l&#8217;objectif commun ?</p>
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		<item>
		<title>Monnaie et culture incompatibles</title>
		<link>http://www.consultants-lemonde-apres.com/pierresartondujonchay/2011/07/08/la-monnaie-detruite-par-la-culture/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Jul 2011 17:12:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le système monétaire et financier chinois affiche une différence radicale de paradigme culturel par rapport au paradigme occidental. Pour les Chinois la valeur intérieure et extérieure de la monnaie est une décision politique nationale. Elle témoigne d&#8217;une culture collectiviste de la valeur et des prix. Pour les occidentaux, la valeur des monnaies résulte d’une confrontation de marché plus ou moins ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le système monétaire et financier chinois affiche une différence radicale de paradigme culturel par rapport au paradigme occidental. Pour les Chinois la valeur intérieure et extérieure de la monnaie est une décision politique nationale. Elle témoigne d&#8217;une culture collectiviste de la valeur et des prix.</p>
<p>Pour les occidentaux, la valeur des monnaies résulte d’une confrontation de marché plus ou moins régulée où les intérêts de toute nature s’expriment sans ordre prédéfini. La relation financière entre Chine et Occident est donc complètement asymétrique ; elle joue contre l’Occident qui ne sait pas administrer son endettement envers la Chine et qui ne dispose pas d’outil de régulation de ses taux de change en yuan pour réévaluer les prix chinois dans les échanges internationaux.</p>
<p>La Chine devient ainsi propriétaire des équilibres financiers internationaux par ses excédents commerciaux. Les États occidentaux surendettés perdent leur souveraineté financière. Le système bancaire chinois neutralise l’afflux de liquidité étrangère par des réserves obligatoires astronomiques sur les dépôts. Les prix et paiements intérieurs subissent un contrôle administratif opaque et serré afin d&#8217;habiller la mesure de l&#8217;inflation.</p>
<p>L’asymétrie financière Chine-Occident nous conduit tout droit à une rupture politique. Soit en Chine à cause de la corruption et de l’arbitraire politique ; soit en Occident par révolte contre les plans d’austérité issus du surendettement international bancaire et public. Pour éviter les guerres civiles, il faut reprendre la proposition keynésienne de compensation internationale des crédits et des taux de change.</p>
<p>La compensation aboutirait à une monnaie de réserve internationale commune (le DTS ou un bancor européen) permettant de dévaluer les monnaies surendettées en garantissant les réserves de change chinoise par un rééquilibrage des échanges commerciaux et financiers.</p>
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		<title>Compensation et taxe Tobin de démocratie financière</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2011 16:30:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La chambre de compensation des démocraties fonctionne exclusivement avec une monnaie commune. Tout règlement dans cette monnaie entraîne le prélèvement d&#8217;une taxe qui représente la prime de conformité juridique de l&#8217;objet sous-jacent à la transaction. La taxe est versée dans un fond destiné à financer le contrôle judiciaire des opérations de marché et à indemniser tout opérateur dont les droits ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La chambre de compensation des démocraties fonctionne exclusivement avec une monnaie commune. Tout règlement dans cette monnaie entraîne le prélèvement d&#8217;une taxe qui représente la prime de conformité juridique de l&#8217;objet sous-jacent à la transaction. La taxe est versée dans un fond destiné à financer le contrôle judiciaire des opérations de marché et à indemniser tout opérateur dont les droits sont déclarés lésés et insuffisamment garantis par les règles de fonctionnement du marché.</p>
<p>La &laquo;&nbsp;taxe de compensation Tobin&nbsp;&raquo; constitue un capital de marché couvrant l&#8217;égalité effective des droits dans la communauté des démocraties. Ce capital couvre le risque systémique et attire les épargnants internationaux qui sont protégés contre la défaillance des emprunteurs fussent-ils des États ou des entreprises multinationales. Les emprunteurs sont libres de ne pas acheter leur liquidité sur le marché de compensation pour ne pas payer la taxe. Mais les prêteurs n&#8217;étant plus protégés par la démocratie de marché demandent alors des taux d&#8217;intérêt plus élevés pour couvrir le risque d&#8217;opacité financière et l&#8217;absence de garantie judiciaire.</p>
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		<title>Le prix de la réalité vraie</title>
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		<pubDate>Sat, 14 May 2011 07:52:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le message de l&#8217;anthropologue Paul Jorion dans Comment la vérité et la réalité furent inventées est, comme le signale son titre, fondamental : l&#8217;objet de la vérité et de la réalité est inventé par le sujet. En toute réalité, la vérité est que le sujet diffère de l&#8217;objet. En toute vérité, la réalité du sujet diffère de la réalité de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le message de l&#8217;anthropologue Paul Jorion dans <a href="http://www.amazon.fr/Comment-v%C3%A9rit%C3%A9-r%C3%A9alit%C3%A9-furent-invent%C3%A9es/dp/2070126005/ref=sr_1_2?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1265292303&amp;sr=1-2"><em>Comment la vérité et la réalité furent inventées</em></a> est, comme le signale son titre, fondamental : l&#8217;objet de la vérité et de la réalité est inventé par le sujet. En toute réalité, la vérité est que le sujet diffère de l&#8217;objet. En toute vérité, la réalité du sujet diffère de la réalité de l&#8217;objet. Cela constitue un solide appui pour poser le  concept de l’option. Le nominal de l&#8217;option est un modèle de la réalité. Mais le nominal se distingue de la réalité objective par  le prix nominal fixé par le sujet de la réalité modélisée.</p>
<p>La preuve de cette distinction  est apportée par la possibilité de constater à l’échéance de l’option la  différence possible et reconnaissable entre le nombre exprimant le réel  et le nombre exprimant le modèle nommé. Pour que cette différence entre  le nominal et le réel soit objectivement connaissable comme plus ou  moins-value du prix d’origine sur le prix réel, il faut une  intersubjectivité transparente et manifeste.</p>
<p>Cette  intersubjectivité définit le marché de la démocratie où la réalité  s’échange autant que les modèles ; où tous les sujets de la science et  de la réalité ont les mêmes droits de nommer les objets de science et de  les réaliser. Ainsi la prime d’option mesure-t-elle par la discussion  l’écart variable qui existe toujours entre le prix de la réalité et le  prix du modèle. Ni la réalité, ni la science n’existent en vérité hors  des sujets qui les forment. En refusant d’assumer la responsabilité  libre de notre intelligence à connaître la réalité, nous sombrons dans  une crise de négation de la vérité des sujets que nous sommes.</p>
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		<title>Monnaie mondiale de droit</title>
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		<pubDate>Sun, 08 May 2011 09:12:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il faut dissocier les notions de souveraineté et de monnaie. Les souverainetés ne sont que nationales et s&#8217;expriment bien entre autres par des monnaies nationales. Mais les souverainetés ont besoin d&#8217;échanger entre elles. Cela n&#8217;impose nullement une souveraineté mondiale d&#8217;un gouvernement unique mais bien une monnaie commune qui n&#8217;appartienne à aucune souveraineté nationale particulière. Pour que les souverainetés coexistent en ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut dissocier les notions de souveraineté et de monnaie. Les  souverainetés ne sont que nationales et s&#8217;expriment bien entre autres  par des monnaies nationales. Mais les souverainetés ont besoin  d&#8217;échanger entre elles. Cela n&#8217;impose nullement une souveraineté  mondiale d&#8217;un gouvernement unique mais bien une monnaie commune qui  n&#8217;appartienne à aucune souveraineté nationale particulière. Pour que les  souverainetés coexistent en relation d&#8217;échange équitable, il leur faut  une unité de compte dont la valeur soit garantie par la communauté  mondiale définie par un marché commun ; un marché régulé par n&#8217;importe  quelle loi nationale sous l&#8217;arbitrage impératif d&#8217;un juge national. Les parties à n&#8217;importe quelle négociation internationale s&#8217;imposent par la monnaie de droit obligatoire de désigner  avant de négocier leur État de droit national commun  explicitement choisi. La monnaie mondiale est un outil de désignation  impérative du droit national qui règle le prix juste entre n&#8217;importe quelle nationalité.</p>
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		<title>Option d’entreprise humaine</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2011 16:21:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tuer la bureaucratie dans les entreprises, c&#8217;est rétablir la responsabilité de chaque collaborateur. Une responsabilité qui n&#8217;est pas d&#8217;appliquer une procédure bureaucratique ou de bien remplir son interface ERP mais de choisir le service qui répond à la demande de son client interne ou externe. L&#8217;entreprise 2.0 informée par le web 2.0 est en refonte permanente de ses procédures pour ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rse.lemonde-apres.com/bdebray/2011/05/02/bureaucratie-degage/" target="_blank">Tuer la bureaucratie dans les entreprises</a>, c&#8217;est rétablir la responsabilité de chaque collaborateur. Une responsabilité qui n&#8217;est pas d&#8217;appliquer une procédure bureaucratique ou de bien remplir son interface ERP mais de choisir le service qui répond à la demande de son client interne ou externe. L&#8217;entreprise 2.0 informée par le web 2.0 est en refonte permanente de ses procédures pour suivre son marché, améliorer sa qualité et augmenter ses ventes.</p>
<p>L&#8217;option au sens financier et juridique du terme est un outil de définition d&#8217;un nominal par des mots, des images ou des représentations informatisées qui soient intelligibles à une communauté de marché. L&#8217;option attribue un prix au nominal et ouvre la négociation de la prime qui garantit la livraison réelle du nominal au prix promis. Si l&#8217;entreprise organise un marché d&#8217;option entre ses collaborateurs, elle produit une organisation agile par l&#8217;activité même des acteurs de la production.</p>
<p>Ils réfléchissent constamment au meilleur rapport qualité-prix des prestations effectivement demandées à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur de la communauté de travail. La consolidation des primes achetées et vendues par chaque collaborateur est alors l&#8217;évaluation du capital nécessaire à l&#8217;entreprise pour financer l&#8217;accomplissement des projets engagés par toute la communauté d&#8217;entreprise. La finance et l&#8217;informatique sont devant une immense mutation !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Prime de responsabilité libre</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Apr 2011 18:46:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La force et la faiblesse de l’intelligence humaine, c’est sa liberté ; sa capacité à réaliser dans l’incertitude le sens de la réalité qu’il choisit de considérer. Il nous est actuellement désagréable de constater que notre liberté intelligente nous a conduit à Fukushima. La question du monde après Fukushima est un choix : le choix de notre essence humaine, le ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La force et la faiblesse de l’intelligence humaine, c’est sa liberté ; sa capacité à réaliser dans l’incertitude le sens de la réalité qu’il choisit de considérer. Il nous est actuellement désagréable de constater que notre liberté intelligente nous a conduit à Fukushima. La question du monde après Fukushima est un choix : le choix de notre essence humaine, le choix de ce que nous voulons être personnellement et l’exercice de notre liberté dans les limites concrètes de la réalité. Ce choix est au-delà de notre imagination, de nos difficultés à comprendre le réel. Si l’homme est un individu enfermé en lui-même ou sur le clan des individus qui apparaissent, pensent et agissent comme lui, il renonce à toute intelligence hors de lui-même. Fukushima nous suggère que cet homme-là est parti pour se détruire par la réalité qu’il ne peut pas percevoir. Si l’homme est une personne, c’est à dire tout à la fois individu, relation et société, il entre dans l’intelligence collective, en relation potentielle avec toute réalité.</p>
<p>L’intelligence collective est la reconnaissance d’une réalité raisonnable supérieure à la simple somme des raisonnements individuels. Son développement requiert la confiance dans les éléments de réalité qui arrivent par les autres. L&#8217;intelligence collective ne peut exister que dans un référentiel aristotélicien qui nous porte au-delà des catégories platoniciennes qui réduisent notre pensée. Dans la cosmologie platonicienne de la caverne, la lumière dont nous ne pouvons pas connaître l’origine projette nos ombres sur les parois d’une caverne que nous ne pouvons pas explorer. Si nous migrons dans la démocratie aristotélicienne nous nous apercevons que la lumière vient de la communication de nos différences, c’est à dire de la relation libre que nous construisons dans une réalité commune.</p>
<p>La réalité nous conduit souvent là où nous n’avions pas décidé d’aller. L&#8217;anticipation de la réalité par la négociation d&#8217;options financières est utile pour s&#8217;inscrire volontairement à l’intérieur d’une même réalité partageable au présent et au futur avec les autres, pour partager ce qui s’imposera avec les mêmes conséquences. L’option permet de loger dans un nominal la causalité en laquelle croient un acheteur et un vendeur d&#8217;une même réalité future ; et dans une prime, la valeur incertaine de cette réalité comprise par le point de vue d&#8217;un tiers garant. Une fois nommés les objets d&#8217;option et un prix nominal proposé à un certain terme, le fait de les présenter comme telles offre à n’importe quel tiers la prime à vendre ou acheter de conceptions différentes de la causalité des prix réels.</p>
<p>Nous devenons alors des repères pour évaluer le risque spécifique aux morceaux de réalité que chacun nous percevons. L’option est donc un concept qui reconnaît l’effet distinctement de la fin du locuteur et de la fin de celui qui écoute. Grâce à l’option, nous pouvons faire sens ensemble sans dire la même chose. C’est la condition pour accéder au réel des autres complémentaire de soi.</p>
<p>L&#8217;option est l&#8217;outil de la collaboration à la plus-value des finalités partagées. <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=23417#comment-173329">Plus-values aujourd&#8217;hui captées par la finance platonique</a>. Allons-nous rester les bras ballant à contempler nos ombres financières radio-actives sur les parois d’un monde qui nous est définitivement inaccessible à l’intérieur de nos psychismes irréductiblement individualistes ?</p>
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		<title>De la démocratie d’entreprise</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 08:10:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierresartondujonchay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis les Lumières, l&#8217;exercice démocratique du pouvoir politique implique la distinction de trois causes d&#8217;autorité complémentaires dont la responsabilité ne doit pas reposer sur les mêmes personnes : la discussion de la Loi, l&#8217;exécution du bien commun et la vérification de la justice. A l&#8217;origine, l&#8217;économie est une activité dont l&#8217;effet s&#8217;inscrit entièrement dans la séparation politique des pouvoirs. L&#8217;économie ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis les Lumières, l&#8217;exercice démocratique du pouvoir politique implique la distinction de trois causes d&#8217;autorité complémentaires dont la responsabilité ne doit pas reposer sur les mêmes personnes : la discussion de la Loi, l&#8217;exécution du bien commun et la vérification de la justice. A l&#8217;origine, l&#8217;économie est une activité dont l&#8217;effet s&#8217;inscrit entièrement dans la séparation politique des pouvoirs. L&#8217;économie est une modalité de production de bien dans le cadre et sous le contrôle de la loi politique. Les contrats sont rares puisque la Loi, écrite ou non, règle tout. Puis le libéralisme politique ouvre un espace à l&#8217;initiative individuelle où tout ce qui n&#8217;est pas interdit par une loi écrite est réputé autorisé par défaut. Le contrat devient une source de droit dans les échanges bilatéraux des biens et services issus de la révolution industrielle. L&#8217;économie s&#8217;émancipe de la discussion politique des conditions d&#8217;équilibre des échanges. Le <a title="Définition du terme" href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Marche" target="_blank">marché</a> devient une source de droit autonome.</p>
<p>Dans la philosophie politique d&#8217;Aristote qui structure la pensée jusqu&#8217;aux Lumières, le <a href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Marche">marché</a> ne peut être que l&#8217;expression économique de la politique. La loi des échanges fait partie de l&#8217;ordre politique qui la justifie entièrement. Le libéralisme politique ouvre un espace autonome à l&#8217;économie qui y invente progressivement ses propres lois. Dans le monde contemporain, un ordre économique mondial s&#8217;est instauré concurrent et supérieur à un ordre politique morcelé entre plusieurs États nationaux. La séparation des pouvoirs qui protège la démocratie à l&#8217;intérieur des États se trouve subvertie par un pouvoir unifié de nature apparemment non politique. Pour retrouver la valeur de la démocratie politique à l&#8217;intérieur de l&#8217;économie, il faut repenser la politique et l&#8217;économie dans une même réalité. Il y a bien deux ordres différents d’une même réalité : le politique et l’économique, le pouvoir des <a href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Sujet">sujets</a> de la <a href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Valeur">valeur</a> et la logique des choses.</p>
<p>Le politique est le marché de la discussion des idées par quoi les citoyens échangent leurs <a href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Fin">fins</a> pour pouvoir vivre ensemble dans la même réalité avec le minimum de conflits. Le politique crée la possibilité du vivre ensemble par l’accommodation des idées en intentions licites. L’économique est le marché des <a title="Définition du terme" href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Objet" target="_blank">objets</a> matériels transformés par les intentions. L’économique réalise le vivre ensemble en répartissant la <a href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Matiere">matière </a>de valeur dont les citoyens vivent. Chacun peut habiter dans sa maison et cultiver son champ sans détourner la matérialité attribuée à son voisin. Politique et économique sont des ordres distincts de rationalité qui se nourrissent l’un l’autre. Selon l’organisation que la politique donne au marché et l’activité que l’économique en produit, politique et économique se répondent plus ou moins bien à satisfaire les besoins humains.</p>
<p>Le marché pensé comme l&#8217;articulation de l&#8217;ordre économique à l&#8217;ordre politique permet de projeter le principe de séparation des pouvoirs dans la conduite marchande des activités économiques. Le pouvoir législatif devient l&#8217;organisation des entreprises par le contrat d&#8217;entreprise sous la responsabilité de la gouvernance évaluée en <a title="Définition du terme" href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Capital" target="_blank">capital</a>. Le pouvoir exécutif devient la gérance de l&#8217;objet social par l&#8217;entrepreneur. Le pouvoir judiciaire devient la réalisation de la valeur par la production arbitrée par le client. Cette séparation des pouvoirs dans l&#8217;économie de la valeur implique une autre vision du marché comme lieu de négociation permanente d&#8217;un équilibre à trois termes : libre, juste et dynamique. Les propriétaires du capital garantissent le <a title="Définition du terme" href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Prix" target="_blank">prix </a>à terme calculé par les entrepreneurs et réalisé par les producteurs que sont les salariés et fournisseurs. L&#8217;intermédiation financière de marché garantit l&#8217;existence d&#8217;un équilibre permanent des trois pouvoirs économiques par le prix de la liquidité et du <a title="Définition du terme" href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Credit" target="_blank">crédit</a> garantis par un capital proportionnel à l&#8217;incertitude économique du futur.</p>
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		<title>Le choix du marché</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Feb 2011 14:39:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La réalité est telle que nous la voyons mais pas nécessairement telle que nous la voulons. L’ennemi nous détermine si nous acceptons qu’il en soit ainsi. On peut aussi décider de servir ses amis et dissuader ses ennemis. C’est une interprétation possible de la démocratie d’Aristote. Il est possible par la coalition des citoyens faibles qui veulent exister en êtres ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La réalité est telle que nous la voyons mais pas nécessairement telle que nous la voulons. L’ennemi nous détermine si nous acceptons qu’il en soit ainsi. On peut aussi décider de servir ses amis et dissuader ses ennemis. C’est une interprétation possible de la démocratie d’Aristote. Il est possible par la coalition des citoyens faibles qui veulent exister en êtres humains d’imposer la force de la Loi. Leur autorité commune représentée tient les gens en respect les uns des autres quelles que soient leurs pulsions inamicales. La démocratie est un ordre politique tout à fait instable mais le plus efficace sur le plan économique. Si la démocratie engendre un marché avec le minimum de lois pour distinguer les intérêts, alors la richesse se met à jaillir dans l’échange. Cette richesse se compte avec une monnaie qui matérialise l’État de droit entre les citoyens engagés honnêtement dans leur crédit réciproque. Le marché est ce qui distingue l’ordre de la démocratie de la barbarie qui l&#8217;environne. Le <a href="http://sycomore.site90.com/Pdf/MonnaieDemocratie.pdf">choix du marché n&#8217;est pas naturel aux entreprises humaines</a>.</p>
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		<title>Capital, crédit et monnaie dans la mondialisation</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Feb 2011 13:09:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Quatrième de couverture de Capital, crédit et monnaie dans la mondialisation, économie de vérité, Pierre Sarton du Jonchay, L&#8217;Harmattan février 2011. Au moment où l&#8217;unification du monde offre des possibilités d&#8217;échange radicalement nouvelles, où l&#8217;économie de la connaissance ouvre fondamen­talement les perspectives de développement humain, une crise violente se déclare dans le champ de la réalité matérielle. Le calcul économique ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<h4>Quatrième de <a href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-capital-credit-et-monnaie-dans-la-mondialisation-66233000.html">couverture</a> de Capital, crédit et monnaie dans la mondialisation, économie de vérité, Pierre Sarton du Jonchay, L&#8217;Harmattan février 2011.</h4>
</blockquote>
<p>Au moment où l&#8217;unification du monde offre des possibilités d&#8217;échange  radicalement nouvelles, où l&#8217;économie de la connaissance ouvre  fondamen­talement les perspectives de développement humain, une     crise violente se déclare dans le champ de la réalité matérielle. Le  calcul économique qui veut produire plus avec moins tombe en panne. La  transformation du monde physique ne parle plus avec     l&#8217;anticipation de la valeur. L&#8217;économie financière s&#8217;est affranchie  de l&#8217;économie réelle.</p>
<p>Les hommes ne savent plus ce qu&#8217;ils échangent dans une civilisation  mondialisée multipolaire. La phase de développement économique et  politique qui s&#8217;achève avait été acquise dans le monde réduit     au physique en suspendant les querelles métaphysiques sur les fins  de l&#8217;homme. Il en est résulté une organisation de la réalité politique  et économique où les finalités personnelles et politiques     ne sont plus discutées. Les cultures se combattent sur le terrain de  l&#8217;économie sans dialogue construit.</p>
<p>L&#8217;hypothèse reste actuellement dominante d&#8217;une causalité seulement  maté­rielle à l&#8217;enchainement des faits sociaux et économiques. Pourtant  la première confrontation mondiale de tous les cadres     métaphysiques et conceptuels de la civilisation recèle un nouveau  chemin de croissance où la matière soit complètement informée par des  fins humaines discutées. La finance moderne a inventé tous     les outils d&#8217;une appréciation objective des décisions humaines. Un  vrai marché régulé par les États de droit où tous les sujets de la  valeur soient à égalité de choix quels que soient leurs     intérêts, leur nationalité ou leur puissance permettrait la création  d&#8217;un étalon monétaire international de valorisation de toute entreprise  humaine. La responsabilité financière personnelle     évaluée par des options est la clé d&#8217;un ordre mondial qui rétablisse  l&#8217;utilité des monnaies au calcul économique du développement humain.</p>
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		<title>Une crise de système</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 11:11:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un système superpose trois couches de réalité : la fin qu’il poursuit, la forme qu’il prend et la matière qu’il représente. Le système financier s’est effondré en 2007 quand la crise des subprimes a révélé au monde financier que le jeu n’avait plus de but. Sans but du jeu, il n’y a plus de jeu. Depuis 2007, sont expérimentées plein ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un système superpose trois couches de réalité : la fin qu’il poursuit,  la forme qu’il prend et la matière qu’il représente. Le système financier s’est  effondré en 2007 quand la crise des subprimes a révélé au monde  financier que le jeu n’avait plus de but. Sans but du jeu, il n’y a plus  de jeu. Depuis 2007, sont expérimentées plein de nouvelles règles du jeu  pour recréer un jeu. Sans succès : le système financier n’a plus de  direction. Il ne fait plus système. Nous débouchons aujourd’hui sur l’autre face de  l’effondrement : la dissolution de la matière du jeu. Les prix ne  signifient plus rien ; le discours financier ne dit plus rien  d’intelligible. Le chaos s’installe ; la réalité est totalement  insaisissable. Cette phase-là est très dangereuse : on rentre dans un  tunnel tout noir où tout peut arriver.</p>
<p>Tout le monde hurle pour demander  de la lumière. Certains en profitent pour prendre des avantages sur la  masse qui ne voit rien et plus personne n’a confiance dans la moindre  parole. Le tragique est que l’Union Européenne a le doigt sur l’interrupteur de  la lumière mais ne s’en rend pas compte. Au lieu de reconnaître l&#8217;efficacité de son système multinational de droit, d&#8217;échange et de solidarité humaine, elle se laisse hypnotiser par  le capitalisme étatsunien et chinois qui produisent la nuit en prétendant  qu’il fait jour.</p>
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		<title>Construction de la transparence financière</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jan 2011 17:49:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La distinction financière entre la réalité physique objective et la réalité conceptuelle subjective est aliénante si l’on ne croit pas à la liberté et à la responsabilité qui en découle. Cette distinction n’est utile que pour concevoir ce que l’on est physiquement afin d’agir sur l’être par le langage développé au sein des sociétés auxquelles on appartient. Le physique ne ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Sortir la finance de la nuit conceptuelle" href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=19588">La distinction financière entre la réalité physique objective et la réalité conceptuelle subjective est aliénante</a> si  l’on ne croit pas à la liberté et à la responsabilité qui en découle.  Cette distinction n’est utile que pour concevoir ce que l’on est  physiquement afin d’agir sur l’être par le langage développé au sein des sociétés auxquelles on appartient. Le physique ne doit  se distinguer du conceptuel que dans l’ordre de la morale afin que les  bonnes distinctions qui libèrent soient séparables par l’intelligence  des mauvaises distinctions qui aliènent. La crise financière actuelle  résulte bien d’une distinction du physique et du conceptuel mais hors du  champs de la morale. La spéculation est libre pour manipuler  l’intelligence du physique par le concept et l’intelligence du concept  par le physique.</p>
<p>La relation morale entre le physique et le conceptuel peut être évaluée et négociée par <a rel="nofollow" href="http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-lexique-d-ecologie-financiere-63704894.html#Option">l’outil juridique et financier de l’option</a>.  Toute transaction humaine équitable est par nature une option qui met  en relation un acheteur et un vendeur sur le prix d’un même objet dont  un tiers constate effectivement l’existence en achetant la prime  d’option. L’option négociée en transparence sur un marché construit sur  la séparation réelle du physique et du conceptuel offre une relation  morale permanente, souple et intelligible entre le prix, son objet et  ses sujets responsables de la réalité. L&#8217;option est un outil de synthèse individuelle à l&#8217;intérieur d&#8217;un bien commun collectif entre la réalité physique obéissant à des lois objectives, la réalité conceptuelle obéissant à la science et la réalité des choix humains obéissant à la morale.</p>
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		<title>La Loi, le prix et la monnaie</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Dec 2010 14:53:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La valeur est le choix du sujet portant sur un objet. Rendre visible les choix du sujet, c&#8217;est donner existence à la valeur humaine par ses objets. La loi de l&#8217;État de droit démocratique produit les objets de valeur de l&#8217;homme en société vivant d&#8217;échanges. S&#8217;il n&#8217;existe pas de loi dans une collectivité d&#8217;échange, n&#8217;importe quel objet peut être proposé ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=19356#comment-134094">La valeur est le choix du sujet portant sur un objet</a>. Rendre visible les choix du sujet, c&#8217;est donner existence à la valeur humaine par ses objets. La loi de l&#8217;État de droit démocratique produit les objets de valeur de l&#8217;homme en société vivant d&#8217;échanges. S&#8217;il n&#8217;existe pas de loi dans une collectivité d&#8217;échange, n&#8217;importe quel objet peut être proposé avec une probabilité très faible de représenter une valeur pour ses acheteurs potentiels. Pour rendre la valeur visible, une démocratie adopte des lois qui forment a priori des objets de valeur pour la communauté. Pour attribuer les objets concrétisés de la valeur aux personnes qui les utilisent, il faut alors concrétiser la mesure de la valeur dans la loi : la monnaie matérialise la valeur sociale de l&#8217;objet vendu par la loi collective à l&#8217;individu qui l&#8217;achète en restituant la valeur d&#8217;un autre objet à la société. La société produit la valeur, qui produit la loi, qui produit la monnaie, qui matérialise l&#8217;objet de valeur pour un sujet particulier, qui fait partie de la société en étant valeur de la société dans son unicité, sa liberté et sa responsabilité.</p>
<p><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=19356">Restaurer la démocratie : création de la monnaie transnationale</a></p>
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		<title>Réconcilier l’économie et le Droit</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2010 13:00:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Fiscalité et monnaie sont distinctes par leurs finalités et leurs effets. La science politique, financière et économique ne parvient pas à différencier dans la réalité économique ce qui n&#8217;est ni monnaie ni fiscalité afin de spécifier ces deux instruments dans les équilibres économiques. On peut poser l&#8217;hypothèse que la monnaie est le nominal de l’option d’économie réelle dont la fiscalité ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fiscalité et monnaie sont distinctes par leurs finalités et leurs effets. La science politique, financière et économique ne parvient pas à différencier dans la réalité économique ce qui n&#8217;est ni monnaie ni fiscalité afin de spécifier ces deux instruments dans les équilibres économiques. On peut <a title="Lire l'épistémologie de l'option" href="http://sycomore.site90.com/Pdf/IrlandeMonnaie.pdf">poser l&#8217;hypothèse</a> que la monnaie est le nominal de l’option d’économie réelle dont la fiscalité est la prime politique calculée en monnaie. Ce n’est pas la fiscalité qui dirige la valeur nominale de l’économie réelle pas plus que la monnaie d’ailleurs mais le régime politique et juridique de négociation des prix.</p>
<p>La valeur ajoutée vient de la transformation de la réalité objective par le travail. Le travail fabrique et anticipe en fonction des prix. Si les prix reflètent bien la valeur que les hommes produisent pour satisfaire leurs besoins alors il y a accumulation dans le temps et génération de plus-value, c&#8217;est à dire de croissance économique. Si les prix sont manipulés par certains agents économiques pour capter ce qu’ils ne produisent pas, il y a stagnation voire destruction de valeur dans le temps. Le rôle de l’Etat et de sa puissance publique est donc en priorité d’établir l’égalité des droits par la Loi et de garantir l’efficience de cette égalité par un dispositif politique de protection économique des plus faibles.</p>
<p>La fiscalité est le prix de la prime économique de ce dispositif et non le dispositif lui-même. La fiscalité doit être calculée pour prélever sur les agents économiques le prix de leur capacité de manipulation des prix et de subversion de l’égalité des droits. Il est clair que la capacité de manipulation des prix d’un agent économique est proportionnelle aux paiements qu’il effectue et au capital qu’il contrôle. La mission fondamentale de la puissance publique est donc la surveillance du marché transparent qui permette la mesure des paiements et du capital selon la Loi établie par la délibération publique démocratique. Partant, la fiscalité prélève un pourcentage sur tous les paiement effectués qui est d’autant plus bas que la Loi est robuste et efficace à produire l’égalité effective des droits et donc l’équilibre certain des prix ; un équilibre social et économique des prix de la valeur réelle.</p>
<p>L’erreur radicale commise par les gouvernements, les financiers et les dirigeants économiques mis en faillite par la crise est de croire qu’ils possèdent la décision de la valeur. Il en résulte que la politique budgétaire et la politique monétaire deviennent des instruments de manipulation de l’économie réelle qui finissent par détruire la valeur. La finance dérégulée se soustrait au marché et aux règles d’égalité de la valeur pour constater l’incohérence politique du processus actuel de mesure des prix. La finance internationale soustrait aux économies nationales la prime de risque du dévoiement de l’Etat de droit. L’extra-territorialité de la finance qui lui permet de spéculer contre le Droit et l’économie réelle est permise par le dollar, monnaie non surveillée et non gérée par personne en dehors de l’espace de souveraineté des Etats-Unis.</p>
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		<title>Puissance informatique</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Nov 2010 10:02:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L&#8217;informatique (production mécanisée d&#8217;information) change radicalement le contexte de production des prix. Si les prix sont issus d&#8217;un rapport de force, on dispose avec l&#8217;informatique d&#8217;un immense gisement des données de théorisation des forces de production du prix. Nous pouvons ne plus nous contenter de constater et mesurer les forces mais littéralement de les expliquer pour les rendre intelligibles et ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;informatique (production mécanisée d&#8217;information) change radicalement le contexte de production des prix. Si les prix sont issus d&#8217;un rapport de force, on dispose avec l&#8217;informatique d&#8217;un immense gisement des données de théorisation des forces de production du prix. Nous pouvons ne plus nous contenter de constater et mesurer les forces mais littéralement de les expliquer pour les rendre intelligibles et interprétables. <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=18202#comment-122299">Le prix n&#8217;est plus un donné inexplicable d&#8217;un marché sans forme</a>, d&#8217;un marché mi-divin mi-barbare, mais <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=18202#comment-122657">le résultat d&#8217;une transformation de causes identifiées</a>, choisies et engagées par l&#8217;intelligence qui théorise pour réaliser ce qu&#8217;elle veut.</p>
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		<title>La gratuité du prix</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Nov 2010 13:32:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierresartondujonchay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La notion de gratuité fait partie de la constitution humaine. La modernité a exclu la gratuité du régime de la république et de la construction de l’économie. Je suggère une définition de la gratuité dans le système aristotélicien de l’effet, de la fin, de la forme et de la matière. La gratuité a une fin qui est l’autre. Elle a ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La notion de gratuité fait partie de la constitution humaine. La modernité a exclu la  gratuité du régime de la république et de la construction de l’économie. Je suggère une définition de la gratuité dans le système aristotélicien  de l’effet, de la fin, de la forme et de la matière. La gratuité a une  fin qui est l’autre. Elle a un effet qui est de ne pas avoir de prix  matériel pour celui qui en bénéficie (pour celui à qui la gratuité fait  du bien). Elle a une forme qui est de lier deux sujets dans la liberté  réciproque : il n’y a pas de nécessité à la relation qui pourrait ne pas  être, à la discrétion de chacun des sujets. Elle a une matière qui est  le Bien.</p>
<p>Je crois que la gratuité est la matière du bien. Cela s’exprime dans  la quadricausalité d’Aristote par l’indépendance réciproque des causes.  Ce qui est formellement logique ne se réduit pas complètement à la  matière : la forme ne se paie pas nécessairement par la matière. Ce qui  est matériel ne se réduit pas complètement par la forme : toutes les  formes ne sont pas inventées qui expriment tous les prix de la matière.  L’homme est très loin d’avoir exploré par son langage tous les recoins  de la matière. Conclusion : le but de l’économie de donner un prix aux  biens est conforme à la logique mais la prétention des économistes à  expliquer le prix uniquement par la matière est un totalitarisme  destructeur (la crise actuelle).</p>
<p>La gratuité est nécessaire à l’économie pour que les hommes y soient  libres. Et il n’est pas nécessaire d’exclure la gratuité de l’économie  pour qu’elle soit explicative. Bien au contraire, c’est la gratuité des  formes qui donne un prix à la matière (la logique est un bien commun  gratuitement donné par la société à chaque individu) et c’est la  gratuité de la matière (le don et le merci) qui donne un prix de bien à  la forme. La gratuité est bien la conséquence de la fraternité assumée.  On accepte de partager la matière (on est dans le même monde) et on se  reconnaît de la même forme (on est de la même famille). Si on est de la  même famille dans le même monde, on relève de la même autorité. Les  frères et sœurs ont un même père et une même mère qu’ils ne cesseront  jamais de découvrir.</p>
<p>Le prix de la gratuité est celui de la logique. La démocratie est utile à l&#8217;évaluation du prix de la gratuité. La matière  dont nous sommes n’est pas gratuite en elle-même ce qui implique que  nous en payons le prix (la maîtrise du moi physique). Il faut calculer le prix de la démocratie pour que chacun  sache ce que coûte le don de la démocratie à ses frères. La devise la République Française n&#8217;est pas vaine : <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=17705" target="_blank"><strong>la liberté et l&#8217;égalité ne peuvent exister sans la fraternité</strong></a>.</p>
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		<title>Le bancor, unité de compte de la responsabilité</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 17:08:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierresartondujonchay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le bancor n’est ni un système de changes fixes ni le système de change flottant actuel. Le bancor est une loi de flottement des monnaies selon la responsabilité de stabilité du crédit international. Le bancor, c’est la responsabilité illimitée du crédit dans les limites de la réalité. N’importe qui peut emprunter ce qu’il veut en bancor (n’importe quel État) à ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le bancor n’est ni un système de changes fixes ni le système de change  flottant actuel. Le bancor est une loi de flottement des monnaies selon  la responsabilité de stabilité du crédit international. Le bancor, c’est  la responsabilité illimitée du crédit dans les limites de la réalité.  N’importe qui peut emprunter ce qu’il veut en bancor (n’importe quel  État) à la condition qu’un détenteur de capital achète et assume tout le  risque de crédit. Ni l’emprunteur, ni la caution qui achète le risque  de crédit ne sont maîtres du prix du crédit et du prix du risque de  crédit mais les prêteurs dans la limite de la confiance qu’ils accordent  aux emprunteurs et aux détenteurs du capital qui les garantissent.</p>
<p>Les prêteurs en bancor sont issus  de l’économie réelle : ils échangent leur production réelle contre du  bancor, ils comptent ce qu’ils vendent et achètent en bancor et  conservent la valeur du passé en bancor. En utilisant le bancor, les  agents de l’économie réelle n’obéissent à aucune loi d’un Etat  particulier obnubilé par ses intérêts nationaux mais à la loi  universelle de la parole engagée dans la réalité de l’autre. Le bancor  est l’unité monétaire de l’économie formée par le droit de diriger la  valeur par la morale de la réalité humaine.</p>
<p>Il est nécessaire que le Droit régisse l’économie dans l’ordre du droit,  c’est à dire dans la définition formelle des relations entre personnes  et leurs objets de valeur. Mais comme l’homme existe et vit physiquement  dans la matérialité qui obéit à la causalité des quantités, il est  aussi nécessaire que l’économie impose sa logique au Droit. C’est la  structuration réciproque du Droit par l’économie qui réalise la valeur.  La crise actuelle est la conséquence de l’absorption du Droit dans  l’économie. Les juristes sont divisés en deux camps : les gardiens de la  pureté du Droit hors de la réalité et les producteurs de droit pour les  intérêts économiques particuliers quantifiés hors de l’universel  humain.</p>
<p><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=17650" target="_blank">Une analyse plus détaillée : le bancor pour sauver l&#8217;euro</a></p>
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		<title>Difficile équation des retraites</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Oct 2010 08:43:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierresartondujonchay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Économie morale des retraites Les décisions actuellement prises en matière de retraite sont courtermistes sous la pression des faits financiers. Il faut continuer à payer des retraites en minimisant les dettes implicites qu’elles font naître du fait de l’insuffisance de l’activité économique. Les droits à retraite actuellement dus sont supérieurs aux cotisations actuellement versées par les actifs. Il n’y a ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=17521" target="_blank">Économie morale des retraites</a></h3>
<p>Les  décisions actuellement prises en matière de retraite sont courtermistes  sous la pression des faits financiers. Il faut continuer à payer des  retraites en minimisant les dettes implicites qu’elles font naître du  fait de l’insuffisance de l’activité économique. Les droits à retraite  actuellement dus sont supérieurs aux cotisations actuellement versées  par les actifs. Il n’y a pas d’autre solution pour rééquilibrer la  trésorerie du système de répartir les déficits sur toutes les entités de  capitalisation (les différents fonds et régimes) qui ont encore du  potentiel d’emprunt. L’État, donc le contribuable, est selon les régimes garant implicite ou  explicite en dernier ressort de toutes les dettes contractées au titre  des retraites. Ces réalités sont intégrées dans l&#8217;appréciation financière des comptes publics.</p>
<p>Afin de garder sa notation financière favorable (AAA chez Standard et Poors) et son spread  (différentiel de taux avec la dette publique des pays les plus  solvables ; +0,5% par rapport à l&#8217;Allemagne) qui permette d’emprunter le moins cher possible, l&#8217;État habille ses comptes pour afficher une dette consolidée la plus  petite possible. Le  gouvernement répartit les engagements de retraite qui lui incombent dans des régimes et fonds qui s’intègrent avec le plus petit  coefficient possible dans la dette publique. Cela peut s’appeler de la  répartition financière (par opposition à la capitalisation davantage prisée par les Anglo-saxons) afin de maximiser la capacité d’emprunt de  l’ensemble du système.</p>
<p>La situation financière publique est tellement tendue que le mot  d’ordre ne peut plus être ni la justice ni la stabilité à long terme  mais la solidarité du porte-monnaie. On va chercher l’argent des  retraites là où il est indépendamment de son origine et de sa  destination. Une telle situation est la dernière étape de dégénérescence  financière d’un régime de répartition qui n’explicite pas ses règles de  capitalisation sans lesquelles les droits accordés ne sont pas  universels ni mesurables économiquement pour le futur. La justice entre générations est-elle concevable hors des réalités financières ? La retraite reste-t-elle la retraite sans un financement durablement juste ?</p>
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		<title>Finance et passion du jeu</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Oct 2010 11:03:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierresartondujonchay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les prix concrets particuliers font la valeur de la monnaie et la monnaie est la valeur sous-jacente de tout prix exprimé en monnaie indépendamment de son objet particulier. Si un prix peut s’exprimer indépendamment de son objet, c’est que le prix existe dans la seule intelligence de son sujet séparé de tout objet visible concret. C’est donc bien la qualité ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les prix concrets particuliers font la  valeur de la monnaie et la monnaie est la valeur sous-jacente de tout  prix exprimé en monnaie indépendamment de son objet particulier. Si un  prix peut s’exprimer indépendamment de son objet, c’est que le prix  existe dans la seule intelligence de son sujet séparé de tout objet  visible concret. C’est donc bien la qualité de la monnaie d’intégrer  l’objectivité de la valeur concrète d’un objet matériel quelconque dans  la subjectivité de la valeur imaginée par n’importe qui. La monnaie est représentation de toute valeur négociable sous forme d&#8217;un prix contre la livraison d&#8217;un objet concret sur le marché.</p>
<p>L’origine de la crise financière  actuelle est dans la dualité du prix et de la monnaie. C&#8217;est à dire dans la dissociation opérée par la spéculation financière entre les prix qui anticipent la valeur future et les objets concrets qui devraient être livrés à terme contre le prix négocié sur le marché. Le système monétaire voulu par les  « marchés » et admis par les États et les banques centrales ne se donne plus la  peine de consulter qui que ce soit comme s’il n’était pas nécessaire de  répondre à une offre et une demande de valeur émanant de sujets  identifiés. Il n’est plus nécessaire que les prix soient les prix de  quelque chose. Les prix sont issus de paris de jeu détachés de tout  enjeu concrétisable dans la réalité tangible. Les prix sont issus d’une  règle du jeu sans rapport avec la réalité autre que le goût des joueurs à  jouer avec ce qu’ils imaginent d’eux-mêmes. Les joueurs sont eux-mêmes  la règle du jeu. Le jeu change aussi vite que les quelques joueurs qui  sont maîtres du jeu qu’ils jouent.</p>
<p>La monnaie n’intègre plus que la subjectivité de quelques joueurs  invisibles. Nous sommes à la fin d’une immense partie de poker ou le  gagnant ivre de ses gains fait crédit aux autres pour leur permettre de  continuer à jouer. Les banques centrales créent la monnaie qui permet  aux États de continuer à jouer pour simuler la poursuite de la partie.  Les mégabanques ont tout gagné selon la règle qu’elles ont imposée.  Elles prêtent leurs gains. Soudain, plusieurs États sortiront du jeu en  le déclarant idiot. Les États qui casseront le jeu du non-sens sont ceux  qui s’entendront pour instaurer une monnaie fondée sur une règle du jeu  commune et jouable en réalité. A ce moment là, tout le jeu réel  basculera dans le nouveau système pendant que les autres continueront de  faire tourner les compteurs monétaires dans le néant.</p>
<p>Il y a la passion du jeu… <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=15870#comment-108628">Les démocrates ont-ils encore le ressort de décider le jeu auquel ils jouen</a>t ?</p>
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		<title>La politique du chaos</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Oct 2010 18:14:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierresartondujonchay</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment se fabrique la monnaie spéculative Si les États-Unis insistent tellement sur leur plan prochain d’émission d’obligations publiques directement rachetées par la Fed, c’est que le Trésor étatsunien se voit en cessation de paiement virtuelle lors des prochains roulements de sa dette. La mécanique du quantitative easing est maintenant bien assimilée par les marchés. Les mégabanques ont recalibré leurs modèles ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment se fabrique la monnaie spéculative</strong></p>
<p>Si les États-Unis insistent tellement sur leur plan prochain  d’émission d’obligations publiques directement rachetées par la Fed,  c’est que le Trésor étatsunien se voit en cessation de paiement  virtuelle lors des prochains roulements de sa dette. La mécanique du <em>quantitative easing</em> est maintenant bien assimilée par les marchés. Les mégabanques ont  recalibré leurs modèles d’anticipation économique et financière sur  leurs observations de 2009 et 2010. Quel que soit le montant des  prochaines émissions obligataires du Trésor US, l’objectif actuel est de  formater le marché pour les absorber. Le formatage se fait par les  modèles de prévision des mégabanques ajustés à la politique monétaire de  la Fed.</p>
<p>Les émissions d’obligations publiques étatsuniennes maintiennent, ou  accroissent selon les montants émis, la liquidité du marché obligataire.  Les taux d’intérêt en dollar sont maintenus artificiellement bas pour  faciliter l’investissement et la consommation à crédit sur le marché  domestique étatsunien. La parité du dollar se dévalue par rapport à  toutes les autres monnaies. Tous les opérateurs financiers  internationaux pompent immédiatement la liquidité nouvelle en dollar  dans des opérations de carry trade.</p>
<p>Ils empruntent le dollar, le vendent sur le marché des changes,  rachètent les autres devises. Ils se replacent en euro pour bénéficier  de taux d’intérêt plus élevés et de la réévaluation de l’euro  qu’impliquent les politiques de restriction budgétaire. Ou bien ils se  replacent dans les monnaies des émergents qui ne contrôlent pas  suffisamment leur marché des changes comme le Brésil. Les Chinois se  préservent en interdisant la détention de yuan par les étrangers mais ne  peuvent pas empêcher les investissements dans les sociétés  multinationales déjà installées en Chine.</p>
<p>L’annonce des plans d’émission obligataire du Trésor US suffit à  préparer le terrain de n’importe quelle décision finale. Les banques  étatsuniennes directement refinancées par la Fed anticipent la baisse du  dollar et le vendent à découvert. Les banques non domiciliées aux  États-Unis non refinancées par la fed achètent les positions vendeuses  en dollar et se couvrent en prêtant des dollars à des investisseurs en  actifs étrangers. Le Trésor US espère que cette mécanique fasse  suffisamment baisser le dollar pour redonner de la compétitivité à  l’économie domestique et resolvabiliser le Trésor US.</p>
<p>Le problème que les Étasuniens font semblant d’ignorer dans leur  fuite en avant est que leur économie domestique est complètement  asphyxiée par l’accumulation de créances toxiques qui de toute évidence  ne seront jamais remboursées. Les opérateurs domestiques étatsuniens  sont illiquides et le savent. Pour cette raison, toute production nette  de liquidité aux Etats-Unis file s’investir hors des États-Unis pour  échapper au trou noir financier du dollar. Les États-Unis gagnent un peu  de temps sur les délais que les non-étatsuniens mettent à calculer les  effets de la politique fiscale et monétaire étatsunienne.</p>
<p>Les émissions monétaires en dollar réévaluent les autres monnaies ou  créent des exportations d’inflation. Pour contenir la réévaluation du  yuan, la Chine produit en masse de la liquidité domestique qui ne trouve  plus à s’investir dans des placements rentables. Les bilans des banques  chinoises se gonflent inexorablement alors qu’elles n’ont pas de fonds  propres pour garantir les dettes qu’elles ont sur les déposants chinois.  La situation est explosive et peut déboucher sur une panique quand les  épargnants chinois se rendront compte de la réalité.</p>
<p>Dans les autres pays qui veulent contenir leur inflation, comme  l’Europe, il faut accepter la réévaluation contre le dollar. La  conséquence est une détérioration de la compétitivité domestique du  travail et du capital. Les anticipations de croissance se détériorent et  les investissements se tarissent. L’instabilité monétaire  internationale qu’implique la surliquidité en dollar dirige tout le  potentiel de plus-value de la croissance mondiale vers les mégabanques  qui vendent des couvertures de change de plus en plus cher.</p>
<p>Les États-Unis jouent la guerre monétaire. Ils cherchent à créer le  plus grand chaos possible entre les intérêts nominalement divergents de  la communauté internationale. Ils croient pouvoir aborder le nouveau  Bretton Woods dans la position de force la plus solide possible. Diviser  pour régner quand on est pas assez fort tout seul. Malheureusement le  chaos monétaire crée le chaos réel. Les sociétés se détruisent avec la  perte de la faculté de compter la valeur. Il est temps que les Européens  se ressaisissent de leur longue expérience de la construction de  sociétés démocratiques. Les États-Unis partent en vrille à cause de la  pusilanimité de leurs parents européens.</p>
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		<title>La complication opacifie la complexité</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Oct 2010 18:18:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pierresartondujonchay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conduite du changement]]></category>
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		<category><![CDATA[Garantie]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité]]></category>

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		<description><![CDATA[Une réforme simple du système monétaire international Les Européens ont un jeu gagnant-gagnant à construire avec la Chine pour garantir les réserves de change chinoises et restructurer les dettes publiques et les fonds propres des banques européennes. Il suffit de construire un marché organisé de CDS (garanties de crédit) pour coter le risque de crédit de la Chine et des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une réforme simple du système monétaire international</strong></p>
<p>Les Européens ont un jeu gagnant-gagnant à construire avec la Chine  pour garantir les réserves de change chinoises et restructurer les  dettes publiques et les fonds propres des banques européennes. Il suffit  de construire un marché organisé de CDS (garanties de crédit) pour  coter le risque de crédit de la Chine et des pays de la zone euro ainsi  que de la BCE et de la Bank of China (BoC). Le Japon et des pays  émergents désireux de protéger leurs réserves de change peuvent  s’associer à l’accord de restructuration bancaire, financier et  monétaire.</p>
<p>Un marché international de garantie de crédit consiste à remplacer la  notation privée des dettes (agences de notation) par un système public,  ouvert et transparent de négociation d’options (le CDS déjà utilisé  massivement est une option de garantie de crédit négocié de gré à gré  sans transparence du prix ni des clauses juridiques). Un marché  international officiel identifiant les acheteurs et les vendeurs sur des  contrats standardisés permettrait une confrontation transparente de  l’offre et de la demande de risque sur une large palette d’opérateurs.</p>
<p>Le marché serait ouvert le 1er janvier 2011 avec une unité de compte  internationale au cours de 1 UCI pour 1 euro. Les Chinois seraient  invités à vendre sur le marché UCI leurs dollars et leurs euros détenus  sous forme de billets de trésorerie et obligations publiques et privées.  Chaque titre vendu donne lieu à l’émission du CDS correspondant.  N’importe qui peut acheter en UCI : Etat, banque, investisseur,  épargnant. Il suffit de vendre ses liquidités en dollar, euro, yen,  yuan, real pour acheter des UCI.</p>
<p>Les banques de crédit en UCI émettent des UCI en prêtant aux banques  internationales en devise et aux banques centrales. Chaque prêt en UCI  donne lieu à l’émission du CDS en UCI correspondant sur le bénéficiaire  du prêt. Les CDS UCI sont achetés par des banques d’investissement UCI.  Les banques d’investissement UCI sont également acheteuses du capital  des banques de crédit UCI. Le principe de la garantie systématique d’un  crédit par sa prime de risque et de cotation séparée du risque et du  crédit fonde l’équilibre général des fonds propres, du crédit et de la  monnaie du système financier ainsi créé.</p>
<p>La Chine se porte acheteuse avec ses réserves de change de primes de  risque et de prêts (certificats de dépôt) en UCI. Si elle achète trop de  primes et pas assez de CD, elle se retrouve avec une forte volatilité  de ses réserves de change mais soutient les taux de change des monnaies  nationales en UCI. Si elle achète trop de CD en UCI et pas assez de  primes, elle fait chuter les parités des monnaies nationales en UCI.  Elle assume en contrepartie la réévaluation du yuan qui maintient sa  parité contre UCI grâce à l’accumulation de réserves de change. Tous les  choix offerts à la Chine sont ouverts à n’importe quel autre opérateur  dans les mêmes conditions selon la situation financière propre.</p>
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