Portage Salarial et Plasma Collaboratif

  1. Si la présentation des comptes est un problème réel et bien expliqué, le problème réel du pays n’est-il pas le recours systématique à la dette pour repousser les analyses et les décisions à l’équipe suivante qui gagnera les prochaines élections ?
    La gestion de la retraite n’est qu’un cas particulier où le discours politique masque les enjeux réels et les accords réels. Il est dommage que les partenaires sociaux ne saches pas se mettre d’accord sans la médiatisation et l’intervention du politique sur des sujets aussi techniques que le financement des retraites.
    La retraite reste la retraite uniquement si elle est financée.

    • pierresartondujonchaypierresartondujonchay11-08-2010

      Absolument d’accord. Le problème des retraites est un dysfonctionnement manifeste de la démocratie, de ses acteurs politiques et syndicaux.

  2. alienaaliena11-01-2010

    Pierre,

    Je poste ici ma reponse, au moins vous l’aurez!
    Bien a vous.

    —–

    J’ai déjà poste une réponse a crapaud rouge mais mes réponses sont filtres et supprimes (je le vois, l’admin du blog de paul jorion enregistre un log sur les stats de mon blog)
    Ça commence a être sérieusement énervant.

    Ma reponse precedente:

    Je suis au courant que c’est une idée de Keynes.
    Mais c’est une idée qui était valable dans un système monétaire base sur une commodité, l’or.
    Et nous ne sommes plus dans ce système.
    Le but du bancor était de résoudre les problèmes de balance commerciale entre les diffèrent pays coincés dans ce système.
    Une nation en déficit commercial sous le bancor devra toujours faire face a la déflation interne pour maintenir la valeur de sa monnaie par rapport au bancor.
    Ou est le changement par rapport au politique d’austérité néo-libérales?

    http://bilbo.economicoutlook.net/blog/?p=5785

    « While I will write more about this in the future the solution to the financial instability that has brought the real production systems in our nations to their knees is not to surrender national currency sovereignty. The capacity of a national government to issue its own currency under monopoly conditions should not be surrendered to maintain an exchange rate system which is incapable of sustaining full employment across all sovereign spaces.

    While the ICU plan was designed to overcome the forced deflationary forces which an external deficit it actually cannot do that without considerable loss of sovereignty. Unless you could have one treasury and one central bank then national units are always forced to sacrifice domestic policy to maintain the value of its currency against the supra-national settlement unit.

    The political point is also not to be understated. Why should a sovereign national government (and its citizens) allow an international body (which might be unelected – in the case of the IMF) to implement policy that will affect its electoral appeal?

    It is bad enough that we allow central bank boards who are unelected to motivate the direction of interest rates. It would be unthinkable to devolve the total fiscal and monetary authority to a supra-national body.

    The other point is that the idea of a fixed exchange rate is rather illusory – speculative flows can break the peg very quickly anyway. Only countries such as China with enormous stockpiles of foreign reserves can resist these speculative attacks and run a peg against say the US dollar. But remember they have been able to build that stockpile by denying its citizens access to resources and thus keeping them poorer than they would otherwise have to be.
    Finally, a deficit nation under a Bancor will still face deflationary prospects to maintain the value of its currency against the Bancor. No real change there. »

    Hors-sujet:
    En reponse a L’actualité de la crise : DÉMONSTRATIONS PAR L’ABSURDE, par François Leclerc, 28 octobre 2010:

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=17609
    –> »Les uns fondent leurs espoirs dans la planche à billet, »

    Vous devriez cessez d’amalgamer politique monétaire et politique fiscale.

    Elles sont toutes deux basées sur la « planche a billet » comme vous dites, avec de nettes différences dans les résultats toutefois.

    La politique monétaire et politique fiscale sont décidées par deux institutions gouvernementales différentes (pour les US):
    La Fed décide de la politique monétaire.
    La politique fiscale est le domaine réservé du Congrès.

    La politique monétaire qui consiste a injecter des réserves dans les banques et maintenir les taux d’intérêt a zéro en espérant que les banques se remettent a prêter au secteur privé ne fonctionne pas tout simplement parce que le niveau d’endettement du secteur privé est a saturation (ou que les gens ne souhaitent pas s’endetter (ex. Japon)).

    Le seul conduit qu’il reste est la politique fiscale.
    Les gouvernements par l’intermédiaire de la banque centrale injectent des fonds directement dans l’économie productive (secteur public et privé).
    Cela prend la forme de baisse drastique d’impôt, de programme d’emploi et de projets publiques et privés, financés par l’état (santé, énergie, technologies vertes, transports,…).

    Aux US, le Congrès est endormi et Obama persiste a dire que le gouvernement « n’a plus d’argent » et rien est fait en terme de stimulus fiscal.
    La Fed elle, est impuissante. Tout ce qu’elle peut faire, c’est créer une autre bulle en poussant le crédit facile et fournir un soutien fiscal aux zombies banques qui auraient du être fermées ou nationalisées.
    Et toute cette « hot money » s’engouffre dans la spéculation, créant la hausse des prix que l’on voit. Ce n’est pas de l’inflation techniquement parlant (demande qui dépasse l’offre) mais de la spéculation.

    Et en attendant, l’économie réelle se détériore.
    Il y a une possibilité toutefois pour la Fed de faire de la politique fiscale: l’achat des obligations émise par les états US, les municipalités, villes, etc…
    A voir.

    En tout les cas, votre référence constante a « la planche a billet » entretient la confusion entre ce qui la solution et ce qui ne l’est pas.
    La doctrine néo-libérale est viscéralement opposée a la politique fiscale et sa capacité a faire avancer le bien être public, et sa principale arme est de marteler dans les esprits que la dette et le déficit sont « insoutenable ».

    Et il est très étrange de voir que vous avez la même position.

    Un bon exemple de politique fiscale:
    http://www.newdeal20.org/2010/08/04/richard-koo-diagnoses-disease-of-depressions-16609/
    http://financialservices.house.gov/Media/file/hearings/111/Koo%207_22_10.pdf

    Richard C. Koo (Chief Economist of Nomura Research Institute)

    « in today’s world, where everyone is trying to get rid of debt, no one wants to borrow that $100. This is just what happened during the Great Depression, and also what happened to Japan in the 1990s. But Japan was smart: the government borrowed and spent $100 instead, keeping the money flowing. Even though it increased the government’s debt by 460 trillion yen, it sustained over 2,000 trillion yen – “making it a huge bargain,” the understated Koo points out. On the other hand, cutting spending and government deficits will have the opposite, devastating effect. »

    Traduction:
    « Dans le monde d’aujourd’hui, ou tout le monde essaye de se désendetter, personne ne veut emprunter(et plus exactement, personne n’a les moyens d’emprunter ou de dépenser pour cause de revenus trop faible)
    C’est ce qui c’est passé pendant la Grande Dépression et aussi au Japon dans les années 90. Mais le Japon a été astucieux: le gouvernement a emprunté et dépensé a la place du secteur privé, et a pu garder le flot de monnaie constant. Bien que cela ait augmenté la dette du gouvernement de 460 trillions de yen, cela a soutenu l’équivalent en production de 2 000 trillions de yen — faisant de ces dépenses « un très bonne affaire ».
    De l’autre coté, couper les dépenses et les déficits du gouvernement aura un effet opposé et dévastateur. »

    Mr. Koo est gentil puisqu’il explique les opérations de la banque centrale dans un langage néo-lib mais la banque centrale n’emprunte pas.
    Ce qui donne l’impression que la banque centrale emprunte est que le tresor émet une obligation (dette) pour chaque unité monétaire émise.
    Une partie de ces obligations est offerte au public comme outil d’épargne et le reste est tout simplement détruit!

    ———

    Vous confondez l’émission bancaire du crédit et l’émission de base monétaire des gouvernements.

    Les obligations du gouvernement sont les avoirs du secteur privé.
    L’émission de dette publique est une création d’actif financier net pour le secteur privé.

    La dette privée est de la dette, la dette publique est du capital pour le secteur privé.
    Diminuer la dette = detruire les avoirs du secteur privé = depression economomique.

    Le casino boursier doit être fermé, le problème sont les banques privées et « l’innovation financière ». La régulation primordiale est de forcer les banques a sortir de toute autre activité autre que le dépôt et le prêt.
    L’ancrage de la monnaie nationale doit être lié a un programme d’emploi public, qui fournit un emploi a qui veut travailler, au salaire minimum + retraite et assurance maladie.

    ——–

    « à la condition qu’un détenteur de capital achète et assume tout le risque de crédit. »

    Vous ré-introduisez le risque de faillite des états!
    Une monnaie souveraine n’est ni convertible ni accroche a une commodite ni a une autre monnaie (change flottant) ou le bancor.
    Une nation en déficit commercial sous le bancor devra toujours faire face a la déflation interne pour maintenir la valeur de sa monnaie par rapport au bancor.

    http://alienaeconomics.blogspot.com/

  3. Marie SchneiderMarie Schneider11-21-2010

    Le problème c’est effectivement le fonctionnement de cette république et de son gouvernement en général. La réforme des retraites est adoptée pour répondre à la problématique de dette financière de l’Etat. Un constat déroutant est autant important et mis en valeur, celui du déficit considérable prévu pour 2050 lié au papy-boom.
    Dans un contexte d’une telle ampleur, le seul problème n’est -il pas seulement de repousser les âges légaux de départs en retraite, les conditions de pénibilité… mais surtout de reconnaître que le mécanisme de la retraite atteint ses limites dans ce pays où la capitalisation est prônée ?
    La réalité peut être dure à accepter, mais l’avenir est à la retraite par capitalisation.

    • pierresartondujonchaypierresartondujonchay11-22-2010

      Il est vrai que nous fonctionnons sur une rationalité tronquée par rapport à une réalité que nous percevons concrètement beaucoup plus vaste et subtile que ce que nous en disons et discutons. En fait, nous savons bien que la question de la retraite est celle du travail. Comment et pourquoi travaillons-nous ? Où commence et où s’arrête notre obligation de travailler par rapport à notre obligation d’acquérir des compétences professionnelles, de préserver notre corps, de prolonger notre vie ? Il y a bien des obligations puisque nous nous accordons collectivement un droit à la bonne vie. La rationalité n’est-elle pas de déduire nos droits des obligations que nous nous donnons effectivement et d’induire nos obligations des droits que nous voulons avoir ? C’est bien en cela que nous ne pouvons pas nous dispenser de capitaliser les droits et obligations. Les calculs financiers et juridiques font inévitablement de la capitalisation si la retraite est autant une question de futur que de présent. Avez-vous lu économie morale des retraites ? Y souscririez-vous ?

Leave a Reply

Portage Salarial et Plasma Collaboratif