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Merci la Crise ! … Episode 2: l’écosystème contre-attaque !

La crise est le révélateur des éléments qui ne croyaient pas vraiment aux valeurs de l’entreprise.  Une chose est sure, l’écosystème en vit au quotidien. Ses acteurs en dépendent au même titre qu’une relation symbiotique.

En état de dépendance complet de la réussite de celui-ci, l’écosystème se renforce à mesure que la crise le frappe durement. Prenons l’exemple de l’automobile: lorsque la crise a frappé durement, c’est tout l’écosystème des constructeurs de voiture qui a été touché. D’une manière similaire à celle de l’entreprise, l’écosystème contient des éléments qui sont des intermédiaires dits « opportunistes ». Ces intermédiaires n’ont pas construits l’ensemble de leur business sur la durabilité. Mais les autres acteurs (qui ont tissé de nombreuses relations durant les périodes pré-crises) les renforcent encore plus afin de réussir à passer la mauvaise période ensemble.

La crise renforce ainsi les relations entre les acteurs d’un même écosystème afin que ceux-ci réajuste leurs offres, leurs politiques de prix, leurs positionnement dans cet écosystème et cette synchronisation ne peut que se faire qu’avec les membres tournés vers la réussite globale de cet écosystème.

Prendre soin de ses fournisseurs, de ses clients, et de ses partenaires qui vivent des périodes difficiles est aussi le moyen le plus efficace de participer à une reprise d’activité beaucoup plus florissante. L’innovation faite en partenariat avec ses clients, et ses fournisseurs permet d’ailleurs bien souvent d’aller attaquer le marché de manière beaucoup plus prolifique lors de la reprise, la période ayant voulu que les produits innovants aient été créés avec une contrainte économique forte. En période de reprise, la marge peut donc s’accroitre et relancer la croissance. Prenons l’exemple du portage salarial: ce système d’intermédiation a été crée pour permettre une plus forte flexibilité des entreprises face à des fluctuations d’activité. Ce mode de travail permet à un salarié « entrepreneur » de disposer d’un contrat de travail classique tout en développant son activité. Il est donc une solution alternative et innovante à un système parfois moins flexible en cas de crise.

La crise étant un fort moteur de l’innovation, la contre-attaque de l’écosystème ne peut donc se faire qu’en capitalisant sur les relations construites pendant les périodes fastes et sur la manière dont on a abordé en tant qu’entreprise, membre d’un écosystème, la crise: avec un peu d’exemplarité et beaucoup de solidarité.

  1. Laurence BardetLaurence Bardet03-23-2012

    Bonjour Fabien,
    J’ai entendu à la radio il y a quelques jours que l’industrie automobile européenne devrait à l’avenir, pour survivre, réduire la « voilure »de 20%. Je me suis demandée quelle serait alors la variable d’ajustement de l’écosystème en question.
    Côté marché du travail, le portage est effectivement innovant, flexible et aussi plus précaire pour les personnes. Est-il d’abord une variable d’ajustement lors de certaines périodes professionnelles difficiles : entrée dans la vie professionnelle, ruptures de carrières, fins de carrières qui se prolongent au-delà de 65 ans? N’est-il pas ensuite plus facile à mettre en oeuvre dans certains domaines : informatique, finance….etc que d’autres ?
    j’arrête de me poser des questions, ça fait mal à la tête.
    Bonne journée
    Laurence

  2. Cet article et le commentaire de Laurence me font penser au livre du Franco Libanais Nassim Nicholas Taleb « Le Hasard Sauvage (The Black Swan) ou ‘comment la chance nous trompe’. Ce financier qui a pratiqué essentiellement aux USA démontre dans son livre que les traders les plus performants sont aussi les plus vulnérables, ils ont connu le succès donc le succès est à eux… jusqu’au jour où tout s’écroule. On la vu en septembre 2008 avec le déclenchement de la crise financière. La précarité c’est avant tout dans la tête. Le monde avance et impose de nouvelles règles…on peut boire des bières au coin du café et dire ‘c’était mieux avant’ (lire ‘Qui a piqué mon fromage de Johnson Spencer ‘who moved my cheese’) on peut aussi se dire que l’avenir – dans une communauté forte – est plus porteur d’opportunités que de menaces. Que le regard des autres nous permet d’avoir une meilleure visibilité sur son projet professionnel et nous permet de répondre à des missions que l’on ne pourrait faire seul.
    Vivement un autre fromage, à manger, ensemble !

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